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Green Book : Sur les routes du Sud - Notre coup de cœur du mois

Actualité 13 févr. 2019, 10:00 Cédric Page

Viggo Mortensen et Mahershala Ali traversent le sud raciste des années 60 dans un road-movie euphorisant.

C’est une histoire tellement incroyable, tellement hollywoodienne, qu’on se doute très vite qu’elle est… vraie ! Dans les années 60, un pianiste noir de renom, le « Docteur » Don Shirley, part en tournée dans le Sud des États-Unis, alors que la ségrégation et le racisme institutionnel y ont encore cours. Pour lui servir de chauffeur, il embauche un Italo-Américain new-yorkais, Tony Lip, un homme rustaud lui-même raciste sur les bords. En chemin, malgré l’animosité initiale, les deux hommes apprennent à s’apprécier… Devant la caméra de Peter Farrelly (co-réalisateur des très cultes Dumb and Dumber et Mary à tout prix, pour la première fois ici aux manettes d’un film sans son frère Bobby), le périple des deux hommes devient un double récit d’apprentissage, où s’abolissent les préjugés raciaux mais aussi les barrières de classe.

Car dans cette variation maligne de Miss Daisy et son chauffeur, si le Noir subit les brimades et les humiliations, c’est aussi lui qui est assis sur la banquette arrière et regarde avec un brin de condescendance le prolétaire sans éducation lui servant d’homme à tout faire. Le script (écrit par le propre fils de Tony Lip) slalome ainsi entre les conventions du feel-good movie et du film à thèse antiraciste pour mieux enchaîner les situations hilarantes, émouvantes, souvent les deux en même temps, avec le swing et l’humanisme réconfortant qu’on attend de ce genre de fable. Peter Farrelly atteint ici une forme de classicisme tranquille, qui évoque l’âge d’or du cinéma américain, les grandes comédies sociales et euphorisantes que pouvaient signer Preston Sturges ou Frank Capra dans les années 40. S’ajoute à cela le plaisir de la reconstitution d’une Amérique sixties sur le point de basculer dans une nouvelle ère et de changer de paradigme. Un pur plaisir de cinéma.

3 bonnes raison d'y aller

1. Pour l’incroyable histoire vraie
Le titre fait référence au « Negro Motorist Green Book », un guide de voyage qui informait, dans les années 60, les automobilistes noirs sur les hôtels et restaurants auxquels ils avaient accès. C’est dans ce contexte historique ahurissant que se déroule l’intrigue du film.

2. Pour le road-trip fraternel
Au fil des kilomètres, la relation entre le chauffeur et son passager se transforme en amitié. Pour raconter ça au mieux, il fallait bien l’extraordinaire alchimie du duo Viggo Mortensen/Mahershala Ali, deux acteurs qui ont l’élégance de ne jamais tirer la couverture à eux.

3. Pour la tendresse de Peter Farrelly
On le connaissait surtout comme inventeur, avec son frère Bobby, des gags les plus trash de la comédie US contemporaine. En solo, Peter Farrelly révèle une facette plus tendre. Mais il prouve que, d’un style à l’autre, il reste un génie du feel-good movie.

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